mercredi 11 juin 2014

"ESPÈCES D'ESPACES" de GEORGES PEREC

Nous commençons notre travail sur la réalité de l'espace extérieur avec la lecture  du livre "ESPÈCES D'ESPACES"  de Georges Perec, particulièrement le début du livre et le chapitre sur la Rue et la Ville. Il s'agit de s"inspirer des pensées l'auteur pour compléter, prolonger et éventuellement modifier notre propre regard.
Les étudiants sont invités à écrire des commentaires libres (une page) à partir de ces premières lectures. C'est ici l'occasion d'améliorer notre compétence linguistique globale. 



Dans le chapitre intitulé La Rue de son livre Espèces d'Espaces, George Perec fait de la rue un personnage aussi vivant que les gens qui la peuplent. Ce chapitre représente, pour moi, un point essentiel dans le livre en ce qu'il représente la première fois où le narrateur quitte l'intérieur pour s’ouvrir envers sur le monde extérieur. La forme narrative d'Espèces d'Espaces, ressemble à une sorte d'entonnoir progressif du précis au général, et du petit au grand en passant d'un espace à un autre.

            Au début du chapitre, sa rue semble dépourvue d'humanité. On dirait presque les instructions pour construire une rue. Il décrit méticuleusement la construction même de chaque élément dans la rue, et comment, ensemble, ces éléments font[MC1]  une rue.

            Dans son processus d’écriture, George Perec joue clairement sur les « évolutions ». Son livre, dans son entier, devient un « entonnoir inversé » métaphorique pour le lecteur qui part de la « page », pour s'ouvrir progressivement au «monde ». L'auteur crée ainsi une invitation au voyage, et même un début de voyage dont l’intelligence vient du fait que le lecteur élargit son esprit à la possibilité du voyage, mais sans pour autant quitter les pages du livre. Ainsi, plusieurs « pages » ensemble – à l'inverse du premier chapitre qui se limite à une seule page – permettent une ouverture au monde.
            Dans son chapitre sur La Rue, l'auteur reprend le même procédé. Il réutilise le particulier qu'il a précédemment décrit, l'immeuble. Ensemble, une formation d'immeubles devient un monde à part entière, plus grand, et plus sauvage aussi. En effet, la deuxième partie montre à quel point l'homme – pourtant constructeur de cette rue – s'est fait dépassé par cet environnement urbain. L’idée est alors symbolisée par ces deux aveugles : l'un apprend à l'autre comment maîtriser cet environnement urbain, comment l'apprivoiser pour en faire un lieu sûr. N'avons-nous pas, en effet, la même démarche avec nos enfants ? La rue n'est pas l'habitacle naturel de l'homme. Le lecteur part vers l'inconnu. Il fait son premier pas métaphorique vers le voyage.
            Cependant, la description de cette rue est marquée par l'absence de présence humaine. Ce qui se pose[MC2]  là comme une incompréhension. La rue, qu'elle soit parisienne, comme dans le livre, ou d'ailleurs, est un endroit vivant, bruyant, coloré. Le chapitre se découpe alors en cinq parties : une nouvelle progression de la part de l'auteur qui passe d'une définition littérale de la rue – la première partie ressemble beaucoup à celle que pourrait donner un dictionnaire – et progresse vers une vision plus personnelle, plus émotionnelle de cette même rue. Cette agitation qui caractérise les rues françaises se ressent et se perçoit dans la façon d’écrire de George Perec. Au début, il utilise des phrases complètes, longues et élégantes. Dans le chapitre trois, ce sont d'abord les points qui disparaissent, et ensuite les majuscules, créant un fil de conscience qui place le narrataire à l’intérieur même de la tête du narrateur. Le texte devient une suite d’idées, de pensées, de listes et de phrases. En tant que lecteur, nous percevons qu'en même temps que le texte s'agite, c'est toute la rue qui s’éveille et s'agite à son tour.
            La quatrième partie est d'autant plus personnelle qu'elle est adressée à quelqu'un pour qui l'auteur éprouve des sentiments et de l'affection. L'institution française qu'est le café prend alors tout son sens : ce n'est pas un simple débit de boisson, mais un poste d'observation sur la rue elle-même, prouvant ainsi que la rue est non seulement un lieu dans lequel nous nous déplaçons, mais que c'est aussi un tableau vivant qu'il faut observer pour en voir les merveilles.
            Enfin, la dernière partie expose le projet d'observation qui en découle. George Perec définit alors que le lieu, son histoire, son aspect physique, sont plus importants que l’idée de la rue. Le livre ayant été publié en 1974, le projet est en cours au moment de la publication. L’idée de prendre sur douze années des photos des mêmes rues à des moments différents symbolise la continuité et l’évolution de ces rues qui auront dépassé leurs créateurs humains en leur donnant une forme d’immortalité. La rue existera encore longtemps après nous.



 [MC1]je dirais « constituent »

 [MC2]je dirais « ce qui se présente » ou mieux « ce qui apparaît comme »
 
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Anastasia : J’aime bien que l’auteur commence ce chapitre en décrivant les places des immeubles, et la formation de leur alignement. Cette description des immeubles est la première dans La Rue parce qu’elle permet de créer un espace- un espace bordé par deux côtés des immeubles parallèles. Perec continue son discours avec la description en utilisant des petits détails qui sont très précis ; il parle des lampadaires, des arrêts, des cabines téléphoniques, et des bancs publics. Toutes les choses qu’il mentionne ont une fonction pour les habitants ?[MC1]  de cette ville et c’est intéressant de noter comment on peut facilement oublier toutes les choses qui améliorent nos vies. On doit aussi noter comment Perec décrit la relation entre certaines choses dans la rue ; comme la circulation et les piétons, la communication entre les trottoirs et la chaussée et tous les autres mouvements dans la rue. Je pense que cette description est importante parce qu’elle montre[MC2]  l’utilisation et la fonction de l’espace. Cette partie me rappelle de quelques[MC3]  places dans notre petite ville où on peut noter la fonction de la place et son usage ; le samedi, l’espace est utilisé pour un marché, le lundi on peut l’utiliser pour des restaurants et le week-end on peut voir les musiciens sur dans la rue. La description saisissante des deux aveugles est aussi remarquable parce que Perec décrit le moyen dont ils traversent l’espace[MC4]  et les obstacles sur dans la rue. Il parle comment les deux utilisent une canne pour sentir tous les objets sans les voir. Toutes ces choses montrent comment un espace simple peut se transformer en des choses différentes pour chaque individu et comment sa fonction est illimitée. On peut facilement voir comment la rue n’est pas seulement un moyen de connexion mais aussi une place pour la communication.



 [MC1]“habitat” = la forme globale des habitations/ “habitants” = les gens qui y habitent

 [MC2]ou “parce que cela montre”…

 [MC3]“se souvenir de qqche” “rappeler qqche”

 [MC4]“le moyen qu’ils utilisent pour traverser…”
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Ella : «La rue:  essayer de décrire la rue . . . .  Les magasins.  Que vend-on dans les magasins ?  Il ny a pas de magasins dalimentation.  Ah ! si, il y a une boulangerie.  Se demander où les gens du quartier font leur marché.»

            En demandant posant cette question sur le magasin, Georges Perec provoque un sujet intéressant qui nest pas souvent discuté quand on décrit une rue.  Quand jessaie de la décrire, je parle des piétons, sil y a des arbres, les bâtiments, des choses comme cela.  Je ne pense jamais aux magasins mais, peut-être, ils sont la partie la plus importante.  Les magasins peuvent nous parler de la culture de la rue et du peuple qui y va. 

            Les produits qui sont vendus représentent l’économie et la culture de la région où la rue se trouve.  Par exemple, ce week-end, je suis allée à Avignon et aux petits magasins dans une place près du Palais des Papes.  Tous les magasins vendent des produits avec la lavande, limage dune cigale, ou les deux ensemble.  De cela, on peut déduire que ces deux choses sont très importantes pour l’économie et aussi pour la vie provençale.  En revanche, sur la rue où mon université se trouve, il ny a pas de produits avec la lavande ni les cigales.  On voit très souvent dans les magasins les anges de Sewanee, qui sont une tradition de lUniversité du Sud.  Ce détail signifie une différence entre l’économie et la culture dAvignon et de Sewanee.

            Les magasins décrivent aussi le peuple qui visite la rue.  A Aix et à Paris, il y a des centaines de magasins touristiques qui vendent des cartes postales et des petits souvenirs avec les images dAix ou de Paris.  Cela indique que beaucoup de touristes visitent ces deux villes et quils sont très importants pour l’économie, peut-être plus que ceux qui vivent dans les villes.  Les magasins à Sewanee sont pareils.  Bien que les étudiants nen aient pas besoin, la plupart des produits sont des trucs[MC1]  objets touristiques chers.  Les parents peuvent les acheter parce quils ont plus dargent que leurs enfants.  Cela montre que comme les touristes en France, les magasins de Sewanee ont besoin de largent des parents, pas ceux des étudiants.  De plus, à Aix, on peut trouver un café ou un restaurant très facilement.  Bien sûr tout le monde doit manger pour vivre mais Sewanee a moins d’établissements dalimentation quAix.  Cette différence révèle que la nourriture a plus dimportance dans la culture aixoise que dans celle de Sewanee.  


 [MC1]le mot “truc” est à réserver pour la langue parlée.
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Erin : Dans le chapitre, « La Rue », on peut lire qu’une rue est la plus importante partie d’une ville ou société pour voyager et pour habiter.  Les  rues sont nécessaires pour organiser une ville. Si on n’organise pas les rues,  on ne peut pas accéder aux maisons, aux restaurants, ou aux magasins facilement.  Il serait très difficile de trouver ce que l’on désire.  En résumé, les rues sont très nécessaires dans une ville.

              Dans le chapitre « La Ville », il y a beaucoup d’expériences différentes. Les plus importantes sont les expériences des gens qui habitent dans la ville et des touristes.  Pour les gens qui habitent dans une ville, ils [MC1] connaissent la direction des magasins, des cafés, des rues etc. La ville est une grande partie de leur vie quotidienne.  C’est une expérience que je n’ai jamais eue, à l’exception de mon temps à Aix-en Provence.

            Pour les gens qui n’habitent pas dans une ville, ils [MC2] étudient la carte et trouvent les places qu’on leur a recommandées et les places touristiques. La ville n’est pas dans leur vie quotidienne, alors c’est une expérience plus grande ou aventureuse.  C’est aussi une expérience que je connais bien, je suis allée plusieurs fois dans d’autres villes en vacances. C’est aussi une expérience que je préfère avec les grandes villes.
Une ville a des parties belles et laides. Il y a des gens, des cathédrales, des cafés, et des magasins, qui contribuent à des parties belles, mais il y a aussi des gens mauvais qui font des crimes et contribuent à ces parties laides et l’humanité est ainsi. Les humains ont aussi des parties belles et des parties laides, et ils font leur ville ainsi.


 [MC1]je dirais : “D’un côté, les gens qui habitent dans une ville connaissent…

 [MC2]“D’un autre côté, les gens qui n’habitent pas dans une ville…”
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Jordan : « À l’inverse des immeubles qui appartiennent presque toujours à quelqu’un, les rues n’appartiennent en principe à personne »


            Selon Georges Perec, personne n’est le propriétaire des rues. Mais en même temps, la rue est divisée pour les voitures, les piétons, ou les cyclistes. Et, quelquefois, il y a des espaces pour le stationnement. La rue, pour moi, est un espace pour tout le monde. Cependant, tout le monde doit suivre les règles de la rue. La rue est partagée. Donc, la rue est possédée par tout le monde et chaque personne en est le propriétaire.
            Cette idée m'a frappée parce que les rues françaises sont extrêmement différentes des rues américaines (au moins les rues du Michigan). Au Michigan, les rues sont vraiment pour tout le monde. Les [MC1] enfants jouent dans la rue, les adolescents vont chez leurs amis à vélo et les gens conduisent sur ces mêmes rues. En France, je trouve que c'est un peu différent. Les conducteurs conduisent plus vite en France [MC2] et ils n'attendent pas pour laisser passer les piétons. Les trottoirs sont plus étroits et il n'y a pas beaucoup d'espace pour les cyclistes. Les conducteurs n'utilisent pas leurs clignotants, donc je ne sais pas si une voiture va tourner ou continuer tout droit.
            Comme Perec a dit, il y a des rues qui sont entièrement réservées aux piétons. Souvent je pense que je trouve [MC3] un trottoir à Aix-en-Provence mais, une voiture conduit arrive[MC4]  sur cette rue soudainement. Par exemple, dans la rue près d’IAU, les frontières entre l'espace des voitures et l'espace des piétons ne sont pas claires.
            Comme indiqué plus tôt, tout le monde en est le propriétaire, donc tout le monde est responsable de la rue. Je m’intéresse à l'environnement. L'environnement est l'espace des humains. C'est notre espace. Donc, tout le monde est responsable à pour/de nettoyer la rue. Je deviens très fâchée quand je regarde les gens qui jettent des détritus dans la rue. Toujours, je ramasse les déchets et je les jette dans la poubelle.
            La rue est un espace sans un seul propriétaire. La rue est difficile à comprendre totalement. Georges Perec a raconté l’[MC5] histoire de deux aveugles, qui connaissent bien la rue. Je suis d'accord avec lui, nous ne savons pas voir. Pour apprécier quelque chose, on doit s'éloigner. La rue n'est pas la mienne et elle n'est pas la sienne. La rue est la nôtre. Donc, nous devons en partager la responsabilité et l'espace.


 [MC1]expression d’une généralité

 [MC2]pas nécessaire, écrit juste avant.

 [MC3]rester au présent ; exprssion d’une vérité générale

 [MC4]une personne “conduit” pas une chose

 [MC5]le nom est déterminé = suivi pas un autre nom précédé par “de” donc on utilise le déterminant déterminé : “le/la/les”

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Kathreen : L’espace, la rue, et l’aspect de la sécurité
            « Déchiffrer un morceau de ville, en déduire des évidences… » (Perec, 102).  J’aime cette citation écrite par Perec, dans le chapitre qui s’appelle « La rue ».  Il déconstruit les aspects qui définissent la rue, comme les personnes, les bâtiments de chaque côté, la circulation, les carrefours, etcetera.  Mais il n’a pas fait donné des conclusions avec les évidences et l’effet qu’elles ont sur l’espace.  Donc, je voudrais considérer l’effet des différents aspects de l’espace dans la rue sur la sécurité. 

Pourquoi est-ce qu’une rue peut être sans danger le jour, mais dangereuse la nuit ?  Pendant le jour, je peux me promener dans les rues d’Aix sans problème, mais à la nuit, il faut faire attention.  Donc, le temps moment du jour a un effet sur l’espace d’une rue.
Le moment du jour a aussi un effet sur le genre de personnes qui marchent dans la rue.  Perec demande pose des[MC1]  questions : « Les gens dans les rues : d’où ils viennent ?  Où qu’ils vont ?  Qui qu’ils sont ? » (104).  Pendant le jour, les gens viennent de beaucoup d’endroits ; peut-être les maisons, les magasins, l’école, le travail, beaucoup d’options.  Peut-être ils vont au marché, ou au travail, ou à l’école, mais il est probable que ces gens font des courses, du shopping, ou aillent au travail.  Le week-end, peut-être les gens s’amusent.  Alors, les rues sont assez sûres.  Pendant la nuit, très tard, les gens viennent des bars et des clubs, et ils ont trop bu.  Peut-être ils vont rentrer, peut-être pas.  Peut-être ils conduisent en ayant trop bu.  Maintenant, les rues peuvent être vraiment dangereuses.
Aussi, Perec écrit, « …la rue est ce qui sépare les maisons les unes des autres, et aussi ce qui permet d’aller d’une maison à l’autre, soit en longeant, soit en traversant la rue » (93).  Donc, si la rue est définie par les maisons et les bâtiments qui la limitent, la condition des bâtiments peut affecter l’espace de la rue sur la sécurité.  Si les maisons et les bâtiments sont beaux, c’est probable que la rue est sauve sûre, peut-être l’air est plus riche.  Si les bâtiments et les maisons ne sont pas en bon état, c’est probable que la région est plus pauvre, et peut-être plus dangereuse. 


 [MC1]“poser une question”
 
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Lauren : J’aimais le chapitre « La Rue » parce que les descriptions de la rue m’ont  intéressée. J’ai pensé aux rues, et à toutes les choses qu’on n’aperçoit pas, et j’ai pensé à un extraterrestre qui arriverait sur[MC1]  la Terre pour la première fois. Qu’est-ce qu’il penserait des rues d’Aix-en-Provence ? Qu’est-ce qu’il penserait des rues de Memphis ? Quelles choses est-ce qu’il trouverait extraordinaires, et quelles choses est-ce qu’il trouverait détestables ? J’aime spécialement la description des feux de signalisation : « qui…ont fini par susciter des problèmes de synchronisation extraordinairement complexes que…certains des esprits mathématiques considérés comme les plus brillants de notre époque travaillent sans relâche à résoudre ». Les feux de signalisation sont très compliqués, mais nous ne faisons pas attention parce que nous les voyons tous les jours. Je suis sûre qu’il y a beaucoup des choses similaires dans la rue.
            J’aimais aussi le dernier paragraphe à la page 124 dans le chapitre « La Ville », où l’auteur dit « J’aime ma ville, mais je ne saurais dire exactement ce que j’y aime…j’aime certaines lumières, quelques ponts, des terrasses de cafés. J’aime beaucoup passer dans un endroit que je n’ai pas vu depuis longtemps ». Quand je dis que je suis de Memphis, souvent les gens me demandent « Est-ce que tu l’aimes ? Est-ce qu’elle est belle ? ». Je ne sais jamais comment répondre. J’aime beaucoup ma ville et je la trouve belle, mais je sais qu’elle a beaucoup de défauts. Il y a beaucoup de crimes, de racisme, de pauvreté. Ses rues ne sont pas les plus jolies, et certains quartiers sont laids. J’aime beaucoup l’odeur de ma ville spécialement quand il pleut, même si je sais qu’il y a de la pollution, parce que c’est l’odeur de chez moi. Et j’aime beaucoup toutes ces petites choses que j’ai rencontrées tous les jours. Je ne m’étais jamais rendu compte que j’aimais Memphis jusqu'à ce que mes parents ont déménagé déménagent à[MC2]  Dublin en Géorgie. La campagne de Géorgie est plus pure, plus verte, plus sûre que Memphis, mais je ne l’aime pas comme j’aime Memphis parce qu’elle n’est pas chez moi.


 [MC1]conditionnel d’hyptohèse/fiction

 [MC2]“jusqu’à-ce-que” + subjonctif ( présent la plupart du temps)
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Mirna : La rue et la ville
             Pour moi, le début du chapitre dont dans lequel Perec écrit sur la rue est un peu ennuyeux parce qu’il est très technique et vraiment descriptif. Mais, une chose que j’aime dans ce chapitre et quand Perec écrit sur les gens dans les rues. Il demande, « d’où qu’ils viennent ? Où qu’ils vont ? Qui qu’ils sont ? » Et puis il décrit les gens. J’aime ce petit morceau[MC1]  du chapitre parce que j’aime observer les gens de la rue. Je le fais tout le temps, et souvent, je me pose aussi ces questions que Perec pose. Je me demande s’ils sont des touristes ou s’ils habitent dans le quartier. J’aime bien le Brouillon de lettre. Ce petit extrait du chapitre est très descriptif et je peux imaginer ce qui se passe. C’est un extrait vraiment joli.

            Bien que je trouve de bons extraits dans le chapitre de la rue, je préfère le chapitre où il écrit sur la ville. A mon avis, ce chapitre est vraiment intéressant puisqu’il écrit surtout sur le changement. Les villes sont toujours en train de changer. Les banlieues ne restent pas banlieues, elles deviennent une partie de la ville.  La campagne devient aussi une partie de la ville quelquefois. J’aime bien cette idée du[MC2]  changement parce que le changement se trouve partout. Mon extrait favori du chapitre est Ma ville. A mon avis, cet extrait est vrai pour toutes les villes, pas seulement Paris. Par exemple la ville où j’habite. Je ne connais pas toutes les rues, mais j’ai toujours une idée de ma position dans la ville. Je peux toujours identifier des endroits avec des souvenirs. C’est à dire que je peux me souvenir des souvenirs quand[MC3]  je vois un endroit ou un restaurant. Je peux dire, c’est le restaurant où j’ai dîné pour mon anniversaire l’année dernière. Comme l’auteur j’aime marcher dans ma ville sans aucun but, ou souci de me perdre. Il y a toujours des nouvelles choses à découvrir. Ma ville change souvent. Il y a toujours des nouveaux bâtiments, restaurants, et magasins. C’est pour cette raison que j’aime marcher dans ma ville au hasard. Je peux toujours trouver quelque chose de nouvelle nouveau[MC4] . Comme l’auteur, je ne sais pas exactement ce que j’aime de ma ville. Peut être j’aime les gens, l’environnement, ou tout qu’il y a à  découvrir.


 [MC1]je dirais “cette petite partie”

 [MC2]je dirais plutôt : “cette idée de changement”

 [MC3]il faudrait éviter la répétition : “je peux me souvenir d’instants, de moments, d’événements…”

 [MC4]“quelque chose” est neutre, donc masculin singulier => “quelque chose de nouveau”
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Moss : L’importance de la rue
Á mon avis, les rues représentent une contradiction. Perec explique ce phénomène dans « Espèces d’espaces. » Il écrit, «la rue est ce qui sépare les maisons les unes des autres, et aussi ce qui permet d’aller d’une maison à l’autre, soit en longeant, soit en traversant la rue » (93). En d’autres termes, une rue représente une chose qui sépare les endroits, les peuples[MC1]  gens , et les idées. Mais, en même temps, sans une rue, il serait très difficile de communiquer et de visiter les autres. Les rues sont très importantes, mais en même temps, elles peuvent être énervantes.

Ce chapitre me rappelle la France et mes expériences pendant la semaine dernière à Aix-en-Provence. Aux Etats-Unis où j’habite, il y a une différenciation très stricte entre les rues dans lesquelles on conduit en voiture et le trottoir pour les piétons. Seulement une personne très stupide veut essayer de marcher sur la rue avec les voitures. Mais, à  mon avis, la différenciation n’est pas la même à Aix-en-Provence —il y a plus de flexibilité. Dans les parties de la vieille ville les voitures, les piétons, les maisons, les magasins, et les cafés restent à proximité. On marche dans le même endroit que les voitures. On marche plus près des maisons privées. Il n’y a pas beaucoup de séparation, et pour cette raison, je me sens très près de toutes les personnes à Aix-en-Provence. 
À Aix-en-Provence, je pose les mêmes questions de Perec. Quand j’ai regardé les gens dans les rues à Aix-en-Provence (parce que je me sens très près de tout), je me demande  « d’où qu’ils viennent ? Où qu’ils vont ? Qui qu’ils sont ? » Ce sont les questions d’une personne qui pense à ses expériences et qui pense aux grandes choses de Perec. Il est très facile de marcher dans la rue sans aucune idée ou aucune curiosité vis-à-vis des/concernant les choses autour des vous—mais je pense que, avec les idées de Perec, on peut utiliser les rues pour faire des observations.


 [MC1]“peuple”  avec l’idée de nation. Préférez les “gens” ou “les personnes”
 

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Susel : George Perec s’est intéressé à raconter ce qu’une ville peut nous offrir. Il glorifie sa ville Paris parce qu’il connaît et il adore certaines lumières, quelques ponts, des terrasses de cafés. Il ne connaît évidemment pas toutes les rues de Paris, mais il a toujours une idée de l’endroit où elles se trouvent.  Mais, il pose la question, « Qu’est-ce que le cœur d’une ville, l’âme d’une ville ? Pourquoi dit-on qu’une ville est belle ou qu’une ville est laide ? » Donc, sa réponse est totalement son avis. Perec aime sa ville pour la raison qu’il peut marcher sans but précis ou prendre le bus avec un itinéraire systématiquement; il fait toutes les choses qu’il veut.  Je crois que les meilleures choses d’une ville sont les sites qui te font rire, les endroits avec la culture et l’histoire, et enfin,  les endroits avec des souvenirs pour vous.  Et puis, l’âme d’une ville serait une espace sacré où l’on se sent heureux.

            Une chose intéressante est que Perec sépare la description de la ville avec le type de personnage. Il parle de lui-même, d’une personne qui est en train de connaitre la ville, et des touristes. Chaque catégorie a un niveau plus haut dans la manière à travers laquelle elle voit la ville et connaît toutes ses choses et ses chemins ici et là. Quand je suis arrivée à Aix, je me suis sentie comme un étranger perdu. Maintenant,   je me sens un peu plus confortable à l’aise/ rassurée parce que j’apprends soigneusement les/certains repères soigneusement. La première fois que ma mère m’ai montré la ville et le chemin pour aller à l‘école, j’étais très nerveuse et effrayée : j’avais peur de me perdre .que je me perdrais. Elle m’a conseillé de regarder[MC1]  tous les magasins et de m’y familiariser. Parfois, je me suis perdue parce que je voulais aller dans [MC2] des diffèrent chemins différents chaque jour, malgré cela, ma façon de me retrouver était de chercher le Cours Mirabeau. Le Cours Mirabeau est mon repère personnelle[MC3] .
            Enfin,  je pense qu’il y a des relations avec les deux chapitres de la rue et la ville parce que l’un ne peut jamais exister sans l’autre.  À mon avis, ils sont un peu pareils. Je me demande, « Qu’est-ce que serait une ville sans les rues ? ». Je ne sais pas, mais je suis bien sûre que ce serait difficile de s’y frayer un chemin.  Les rues donnent à la ville un sens de direction précis et figurativement, l’essence de la vie. 




 [MC1]“conseiller de”

 [MC2]je dirais : je voulais passer par des chemins…”

 [MC3]“un” répère
 

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Jon : Regarder les gens


            Dans les chapitres <<La rue>> et <<La ville>> de Georges Perec, il a écrit: <<13 bis, est-ce un nombre pair ou un nombre impair?>> j'ai pensé à cela des plusieurs fois. Comme M. Perec, quand je m'asseyais sur m’assois à une terrasse et que je bois un café, je me demande : est-ce que les règles de la rue ont grandi[MC1]  organiquement, ou est-ce que les règles ont été imposées? <<En différents endroits, des caméras télécommandées surveillent ce qui se passe>>> Ceux qui observent la rue—le bureaucratique ou le piéton— ils prennent une décision pour la direction de la rue.
            Dans ma petite ville, il y avait un carrefour très dangereux. Au moins une fois par mois, il y avait un accident grave. Il n'y avait pas de système de feux de signalisation sur une route à sens unique qui traversait une autoroute.
            Après des années d'accidents et plusieurs lettres à l'hôtel de ville, et des articles dans le journal local, un système de feux de signalisation a été installé.
            En lisant les chapitres, je pensais à ce processus de prise de décision dans les villes et les villages. J'ai l'impression que le processus va changer au fil du temps et grandir naturellement par une relation de cause à effet. <<Cesser de penser en termes tout préparés, oublier ce qu'ont dit les urbanistes et les sociologues>>.
            La folie de la mise au point de la rue et la ville est, comme il a écrit: <<J'aime ma ville, mais je ne saurais dire exactement ce que j'y aime>>. Regarder les gens ou regarder les gens dans l'intérieur de l'environnement qui était fabriqué par la main et le cerveau est une activité et un plaisir qui existe dans la ville.


 [MC1]je dirais : “se sont développées”